Je n'ai rien oublié de toi.
Ni la douceur de tes parfums emportés par le vent,
ni ta beauté se jouant de la course du temps.
Je n'ai rien oublié...
Me pardonneras-tu de m'être à nouveau éloigné ?
Ô, ma fidèle accueillante en ta couche édénique,
quand me noierais-je derechef à ta source,
dans l'absolue joliesse dont les dieux t'ont paré,
sous ta coupole céleste où j'aime m'assoupir ?

Suite :

La Bretagne est une île en mon âme, où j'aime me ressourcer et me perdre. Je suis, peut-être, son plus infidèle serviteur, mais elle me pardonne chaque fois, comme elle pardonne toujours à ceux qui savent ne pas oublier, et la visite sans cesse en songes.

 


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