Les billets d'Olivier - De vagues gouttes
Deux nouvelles toiles à vos yeux aimablement offertes. Période contrastée entre vague à l'âme, gouttes d'envies et un certain manque de lumière intérieur.
Le mouvement monte vers la recherche de ce fameux horizon se trouvant derrière l'horizon, mais à regarder de trop près on ne voit plus l'étendue du monde alentour.
Deux tableaux où le relief est fort intéressant et conséquent, tout comme les jeux de lumière, mais, hélas, impossible d'en appréhender la subtilité en ces vaines photos exposées dans les billets d'Olivier.



 
 
Elle ne me tient plus la main.
Nous marchons dans l'embrasement d'un après-midi d'hiver, le visage transi par la tourmente du vent cuisant, mais elle ne me tient plus la main.
Il en est ainsi.
La réciprocité pourrait sembler de circonstance, mais il n'en est rien.
Si elle ne me tient plus la main, moi, je la lui tiens. Dans ma tête.
Je ne pense qu'à ça.

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Photo
Et voici que je me laisse aller à vous dévoiler quelques miennes peintures entoilées.
Quand les mots ne suffisent plus, ou se cachent en de subtils horizons lointains, il me sied de jouer à l'apprenti sourcier.
Alors, je puise aux couleurs de mon temps, la lente agonie d'une expression libre, qui conduit vers de douces surprises et m'étonne chaque fois un peu plus..
Puissiez-vous y poser vos yeux aimables, et peut-être partager quelques émotions.

 
 
Je n'ai rien oublié de toi.
Ni la douceur de tes parfums emportés par le vent,
ni ta beauté se jouant de la course du temps.
Je n'ai rien oublié...
Me pardonneras-tu de m'être à nouveau éloigné ?
Ô, ma fidèle accueillante en ta couche édénique,
quand me noierais-je derechef à ta source,
dans l'absolue joliesse dont les dieux t'ont paré,
sous ta coupole céleste où j'aime m'assoupir ?

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La Bretagne est une île en mon âme, où j'aime me ressourcer et me perdre. Je suis, peut-être, son plus infidèle serviteur, mais elle me pardonne chaque fois, comme elle pardonne toujours à ceux qui savent ne pas oublier, et la visite sans cesse en songes.

 
 
Adipeux, charnus, vous êtes la vie !
Ostensiblement l'usage des mots
Pour grimauds séants il en est ainsi
De prison mentale encage les gros...

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Un simple exercice de style autour d'une idée, une simple petite torture mentale autour d'un thème, le pantoum exige une application redoutable, mais accepte cependant quelques écarts pour la bonne cause.
Quel est donc ce monde qui voudrait que nous n'utilisions que de maigres mots ?
Les gros sont d'une extraordinaire jouissance lorsqu'ils sont bien amenés.
Et jamais, je ne me laisserais briser les bonbons du baptême par l'austère morale d'esprits castrateurs.
Ainsi soit-il.

;-)



 
 
Poétisons gaillards notre mièvre semence
Bucolique latrine à l'alément fécond
Faisons saillir nos vers fournissons la pitance
Il nous faut aux regards offrir un gueuleton...

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Ce poème m'ayant valut quelques amicales remarques pertinentes et moult questionnements sur de possibles erreurs, je vous en offre les clefs poétiques :

« Alément » est un nom masculin (certes très rare).
Définition :
[Acadie] [Familier] Comportement, caractère d’une personne.

Elle a un mauvais alément. Elle a pris un mauvais alément.


Pour « latrineS », je me suis permis de singulariser l'endroit dans un but que je vous laisse d'évidence, découvrir.


Bonne découverte, et bonne lecture.
 
 
Je me souviens de ces heures où nous collions des sourires à nos yeux
Où seuls nous caressions les étoiles d'un revers de manche malicieux...

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Un voyage à rebours, qui naquit d'un défi avec un ami musicien, à qui je souhaitais, malicieusement, donner du fil à retordre en lui imposant la contrainte des 17 pieds.
Le résultat fut magnifique, et le défi largement relevé.
Je l'écoute encore et ne m'en lasse.
Peut-être partagerais-je cette chanson un jour, ici même ?

 
 
Je promène enfin mon décalage temporel, sur ta rive belle au petit matin...
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Cet acrostiche est un clin d’œil aux amis Québécois, croisés lors de voyages, tout comme sur la toile. Qu'il est bon, en de simples mots, de partager notre francophonie !
Salutation chaleureuse à André et aux amis de l'épervier, dont vous trouverez le forum ici : " l'Épervier, le plaisir des mots "

 
 
Fable contemporaine et comptant pour rien.
Connaissez-vous l’histoire du lapin et du renard ?
Tous deux étaient copains comme larrons en foire.
..
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Une petite blague en forme de fable (à moins que ce ne soit le contraire), qui fut créée pour être chantée et dansée. (Rond de Saint Vincent)
Puissiez-vous y trouver un certain amusement.

;-)
 
 
Effeuillant du doigt des pages d'alcool,
Où déjà ma mémoire s'envole
Ô genèse, tu me dis qu'à la fin
Je suis las de ce monde ancien...

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À la lecture d'Alcools de Guillaume Apollinaire, m'est venu cette drôle d'idée d'écrire ce texte qui devint une chanson, en puisant au gré des poésies quelques phrases par-ci, par-là, quelques titres aussi, pour en faire une sorte de clin d’œil à cet ouvrage et son auteur que je ne me lasse de lire.
Saurez-vous les retrouver ?
J'essaierais, humblement, de vous faire partager cette chanson, prochainement.